Allergie et intolérance au gluten : comment faire ?

Rédigé par : Loris Vitry (coach et professeur de Yoga)
Validé par : Cathy Maillot (Ostéopathe)

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Allergie et intolérance au gluten : comment faire ?
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Les douleurs abdominales et les ballonnements récurrents peuvent être des signes d’une intolérance au gluten.

L’hypothèse est loin d’être anodine, car selon l’Association Française Des Intolérants au Gluten (AFDIAG), une personne sur cent souffre d’intolérance au gluten.

Cette intolérance est également connue sous le nom de maladie cœliaque.

Il faut noter que le gluten est la protéine qui confère à la farine son élasticité.

Lorsqu’une personne est intolérante au gluten, la protéine qui entre en contact avec l’intestin va provoquer une réaction inflammatoire.

Ainsi, pour se protéger le corps produit des anticorps dont le but est de neutraliser ces protéines.

À la longue, cette réaction en chaîne dégrade la paroi et les villosités de l’intestin grêle.

L’impact sur la santé est considérable puisque ce sont les villosités qui abritent les muqueuses qui interviennent dans l’absorption des nutriments contenus dans les aliments digérés.

Leur destruction a donc comme conséquence que certains nutriments essentiels ne sont plus assimilés.

Si vous souffrez d’une allergie ou d’une intolérance au gluten, cet article vous dit comment faire.

Savoir identifier les symptômes !

L’intolérance au gluten peut apparaître dès l’enfance ou peut se manifester dans certains cas plus tard lorsque le patient a atteint l’âge adulte.

Les femmes sont plus sensibles à cette intolérance que les hommes.

Cela a un impact sur leur cycle menstruel.

Il peut devenir irrégulier et dans le pire des cas, entraîner des fausses couches, voire l’infertilité.

Les enfants issus de parents intolérants au gluten seront plus exposés à la maladie cœliaque.

Si elle provoque bien une réaction immunologique, l’intolérance au gluten est loin d’être une allergie alimentaire classique, car les anticorps produits dans les deux cas sont très différents.

Il en est de même en ce qui concerne les symptômes.

Ceux de la maladie cœliaque (et donc de l’intolérance au gluten) passent très souvent inaperçus, car bénins et donc négligeables.

Ils se caractérisent par des problèmes gastriques qui apparaissent graduellement : le ballonnement avec des nausées souvent suivies de vomissements, des douleurs abdominales et des diarrhées chroniques.

Mis à part ces troubles d’ordre gastrique, des recherches ont mis en lumière la relation qui existe entre le gluten et les maladies mentales.

La protéine serait en effet un vecteur de stress, ce qui peut se manifester chez le patient par un état d’anxiété, un amaigrissement inexpliqué, etc.

Chez l’adolescent, on peut observer un retard de croissance, des changements d’humeur et un retard dans le déclenchement des hormones de la puberté, de la fatigue, le tout associé à un état dépressif.

Se faire dépister !

Si vous présentez un ou plusieurs des symptômes cités plus haut, consultez un médecin.

Plusieurs tests permettent en effet de diagnostiquer une possible intolérance au gluten.

Il y a par exemple, l’examen du sang pour déceler la présence d’anticorps générés contre gluten.

Si l’examen est positif, on procède à une endoscopie de l’intestin grêle qui permet de rechercher dans des prélèvements la présence ou non d’atrophie au niveau des tissus intestinaux.

En cas de résultat positif, le patient devra se soumettre à un régime alimentaire sans gluten.

Il devra suivre, avec un respect strict, ce régime, car c’est uniquement après le constat de la disparition des symptômes que le médecin pourra déclarer avec certitude qu’il souffre d’une intolérance au gluten.

À ce jour, il s’agit du seul traitement efficace contre la maladie.

Le traitement contre l’influence au gluten

Grâce aux nombreuses études menées sur le sujet, les chercheurs ont pu isoler trois molécules responsables en grande partie de l’intolérance au gluten.

Ce sont des peptides.

Grâce à cette découverte, des grands pas sont menés vers le traitement qui désensibilisera le patient de l’influence du gluten.

Certains médecins proposent une injection à petites doses de ces peptides pour habituer l’organisme et le faire accepter de manière progressive le gluten.

Ce traitement est pour l’instant en phase expérimentale.

La seule méthode efficace pour l’heure de se débarrasser des allergies demeure le régime alimentaire sans gluten.

Vous pouvez donc adopter des mesures préventives pour réduire les risques d’une intolérance au gluten chez l’enfant dès le bas âge.

Pour cela, le nourrisson doit être exclusivement nourri au lait maternel pendant au moins ses 4 premiers mois.

Ce qu’il faut manger lorsqu’on est sous régime sans gluten

Le but du régime est d’éliminer toute trace de gluten, d’améliorer l’état nutritionnel du patient et surtout de limiter le plus tôt possible tout risque de complication.

Pour cela, il faut éviter toutes les céréales qui en contiennent et tout aliment dérivé comme le pain, les pâtes, les pâtes à tarte, les beignets.

Il faut également proscrire les aliments qui contiennent de l’avoine et du seigle.

Le régime doit comporter beaucoup d’aliments frais, le moins transformé possible, en l’occurrence les légumes, les fruits, les pommes de terre, la viande et le poisson.

Les manufacturiers de produits alimentaires n’ont à ce jour aucune obligation légale de mentionner l’apport en gluten sur leurs produits.

Alors, lorsque vous vous rendez au supermarché, prenez le temps de bien lire les étiquettes.

Le gluten en tant que liant peut se retrouver même en petite quantité dans la composition de toutes sortes de produits transformés qui font partie du quotidien.

Cela va des barres chocolatées, aux conserves, en passant par les crèmes glacées, les yaourts et autres charcuteries, ainsi que la bière.

Apprenez à décoder toutes les appellations qui peuvent être synonymes de présence de gluten dans les aliments.

En voici quelques-unes : « matières amylacées », « amidons modifiés », « protéines végétales », « liants protéiniques végétaux ».

Quelques aliments alternatifs

Vous pouvez remplacer l’orge, le blé, le seigle et les autres céréales contenant du gluten par du riz, des pommes de terre, du soja, du millet, du quinoa, du maïs, des pois chiches, des châtaignes ou des lentilles.

Si vous êtes des férus de pâtisserie, pour vos différentes recettes, utilisez des farines à base de maïs et des farines à faible indice glycémique.

Cela vaut surtout pour les personnes en surpoids.

Ce sont par exemple de :

  • la farine de sarrasin dont l’indice glycémique est à 40 ;
  • la farine de pois chiches avec 35 d’indice glycémique ;
  • la farine de coco (IG à 35) ;
  • la farine de châtaigne (IG à 65) ;
  • et la farine de souchet (IG à 35).

Pour la farine de riz, choisissez la farine semi-complète de manière à baisser son indice glycémique très élevé et à éviter le surplus d’anti-nutriments que comporte la farine complète.

En conclusion, il est possible de gérer son intolérance au gluten en respectant simplement une certaine hygiène alimentaire et en consommant des aliments de substitution.

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