La psychologie de la réponse de combat-fuite (fight-or-flight response) ?

Rédigé par : Loris Vitry (coach holistique)
Supervisé par : Cathy Maillot (ostéopathe)

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La psychologie de la réponse de combat-fuite (fight-or-flight response) ?
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Décrite pour la première fois, dans les années 1920, par le physiologiste américain Walter Cannon, la réponse de combat-fuite (fight-or-flight response) constitue une chaîne de réactions rapides à l’intérieur du corps.

L’objectif de ces dernières est de mobiliser les ressources de l’organisme pour faire face à des circonstances menaçantes.

Aujourd’hui, la réaction de combat ou de fuite est reconnue comme faisant partie de la première étape du syndrome d’adaptation générale de Hans Selye, une théorie décrivant la réaction au stress.

Le terme « combattre ou fuir » représente les choix que les premiers humains avaient faits face au danger dans leur environnement.

Ils pouvaient soit se battre, soit s’enfuir.

Dans les deux cas, la réponse physiologique et psychologique au stress prépare l’organisme à réagir au danger.

Que se passe-t-il lors de la réponse de combat ou de fuite ?

En réponse au stress, le système nerveux sympathique de l’organisme est activé en raison de la libération soudaine d’hormones.

Les systèmes nerveux sympathiques stimulent les glandes surrénales, ce qui déclenche la libération de catécholamines, dont font partie l’adrénaline et la noradrénaline.

Il en résulte une augmentation du rythme cardiaque, de la pression sanguine et de la fréquence respiratoire.

Une fois la menace disparue, il faut entre 20 et 60 minutes pour que le corps retrouve son niveau d’avant l’éveil.

La réaction de combat ou de fuite peut se produire face à un danger physique imminent (comme la rencontre d’un chien qui grogne pendant votre jogging matinal) ou à la suite d’une menace plus psychologique (comme la préparation d’une grande présentation à l’école ou au travail).

Parmi les signes physiques qui peuvent indiquer que la réponse de combat ou de fuite a fait son effet, on peut citer :

  • Les battements du cœur et la respiration rapides : afin de fournir l’énergie et l’oxygène nécessaires pour alimenter une réponse rapide au danger.
  • La peau pâle ou rouge : lorsque la réponse au stress commence à se faire sentir, le flux sanguin à la surface du corps est réduit et le flux vers les muscles, le cerveau, les jambes et les bras est augmenté.
  • La capacité de coagulation du sang du corps augmente également afin de prévenir une perte excessive de sang en cas de blessure.
  • Les pupilles dilatées : le corps se prépare également à être plus conscient et plus attentif à l’environnement en cas de danger.

    Cela permet à plus de lumière de pénétrer dans les yeux et entraîne une meilleure vision de l’environnement.

  • Les tremblements : en cas de stress ou de danger, les muscles se contractent et se préparent à l’action.

    Cette tension peut entraîner des tremblements ou des secousses.

  • La réponse à la douleur est compromise : si le système nerveux sympathique est déclenché par un combat ou une collusion, il n’est pas rare de ne ressentir les blessures qu’une fois être revenu en sécurité et avoir eu le temps de se calmer.

    C’est l’une des raisons pour lesquelles les personnes victimes d’un accident de voiture ne ressentent généralement la douleur de leurs blessures qu’après.

  • Vous êtes sur les nerfs : vous êtes plus conscient et plus observateur et, en réaction, vous recherchez et écoutez les choses qui pourraient être dangereuses.

    Vos sens sont plus aiguisés et vous êtes très conscient de ce qui se passe autour de vous.

  • Les souvenirs peuvent être affectés : parfois, lors d’expériences stressantes, certains souvenirs d’événements peuvent être altérés.

    Ils peuvent soit être très clairs, soit très vifs ou soit être effacés.

  • La vessie peut être touchée : il n’est pas rare de perdre volontairement le contrôle de sa vessie ou de ses intestins dans une situation vraiment stressante ou dangereuse.

Quel est l’objectif de la réponse de combat ou de fuite ?

La réaction de combat ou de fuite joue un rôle essentiel dans la gestion du stress et du danger dans notre environnement.

Essentiellement, la réponse prépare le corps à combattre ou à fuir la menace.

Il est également important de noter que la réaction peut être déclenchée par des menaces réelles ou imaginaires.

En préparant le corps à l’action, vous êtes mieux préparé à fonctionner sous pression.

Le stress créé par la situation peut en fait être utile, ce qui augmente les chances de faire face efficacement à la menace.

Ce type de réaction peut aider à être plus performant dans des situations de fortes pressions, comme au travail ou à l’école.

Dans les cas où la menace est mortelle, la réaction de combat ou de fuite peut jouer un rôle essentiel dans la survie.

En vous préparant à combattre ou à fuir, elle augmente les chances de survivre au danger.

Bien que la réponse de combat ou de fuite se produise automatiquement, cela ne signifie pas qu’elle soit toujours exacte.

Une personne qui a le vertige peut commencer à ressentir un stress aigu lorsqu’elle doit se rendre au dernier étage d’un gratte-ciel pour assister à une réunion.

Résultat, son corps se met en état d’alerte sans véritable danger apparent.

D’où la nécessité de contrôler cette réaction.

Comment contrôler la réponse de combat ou de fuite ?

La réponse de combat ou de fuite est une réaction importante dont l’Homme a besoin, mais elle est destinée à un véritable stress et à un véritable danger.

Chacun va l’avoir à des degrés divers pour des raisons différentes, mais apprendre à ralentir, à être conscient et à conceptualiser ce qui se passe réellement peut aider à reprendre le contrôle.

Vous devez prendre en compte vos signes de stress physiques, émotionnels et comportementaux.

Peut-être qu’une migraine signifie que vous avez été soumis à un stress prolongé, vous devez donc être à l’écoute de votre corps et de ce qui se passe avant qu’il n’atteigne un point critique.

Si vous en êtes au point où le stress a un impact sur votre qualité de vie, parlez-en à votre médecin.

La thérapie, les médicaments et les techniques de gestion du stress peuvent vous aider à retrouver un état plus équilibré.

Ce n’est pas une solution miracle et vous devrez y travailler quotidiennement, mais vous devez être proactif face au stress.

La réponse de combat ou de fuite a un but et une fonction clairs, mais elle ne doit pas être activée sur des facteurs de stress non menaçants comme la circulation, les e-mails ou les factures.

Et si c’est le cas, l’objectif est d’être capable de prendre conscience lorsque la réaction est activée et de pouvoir se ramener à un état plus calme.

Ainsi, si vous souhaitez y parvenir plus sereinement, n’hésitez pas à suivre notre atelier gratuit.

Il vous sera d’une aide précieuse pour ne plus déclencher de réponse combat-fuite au moindre petit stress !

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